L

 

j'ai décidé de demander à la lune

comment avait-elle fait avec le soleil,

comment elle avait fait pour qu'il la laisse briller autant que lui

sinon plus,

comment avait elle-fait 

pour qu'ils se partagent la nuit comme le jour

sans ignorer ni les étoiles ni les nuages

j'ai demandé à la lune,

comment avait-elle fait

pour que le soleil ne soit jaloux 

de toutes les formes qu'elle pouvait avoir 

Comment tous deux faisaient-ils pour avoir la même couleur 

et malgré tout être si différents ?

Oui,

j'ai demandé à la lune mais le soleil ne le sait pas, 

J

L'autre moi est méchante,

Elle te repousse et te ment

Te critique et se méfie de toi

L'autre moi crie, rit, et bois avec toi mais sans moi

Elle est capricieuse et insoucieuse 

L'autre moi,

est un peu folle et parfois hystérique

Elle te fait croire que vous partagez une histoire

unique et spéciale

et tout sauf banale

et fait n'importe quoi de toi comme de moi

Tu sais l'autre moi a besoin d'attention

elle est un peu perdue et a besoin qu'on s'occupe d'elle

Alors elle compte sur moi, et un peu sur toi

Elle inspire et j'expire

Et quand elle apparaît, je disparais

L'autre moi aime la nuit plus que le jour

Alors elle attend que je dorme pour se réveiller

et me réveille pour s'endormir

L'autre moi n'est pas bien pour toi

mais si tu ne le vois pas,

c'est à cause moi

Car parfois,

l'autre moi se glisse en moi

C

 

J'ai 5 cartes dans les mains

1 dame de coeur entourée de ces As

et chacun d'eux a su trouver sa place dans mes

bras.

4 As dans une main, il est vrai que c'est un jeu 

intéressant

Mais un peu ennuyeux 

Vois-tu

J'ai l'impression d'avoir déjà gagné

Les As ont tous le même charme et ma dame

s'ennuie un peu autour d'eux.

Voilà pourquoi

J'ai un petit secret

un Joker bien caché

Oui je sais,

c'est mal.

Mais je n'y touche que quand le coeur de ma dame

est un peu dans l'embarra,

Je ne le fais que pour elle

Quand le jeu commence

Je laisse mon adversaire croire qu'il a le pouvoir

et que ses cartes sont plus séduisantes que les miennes

Mais je sais déjà que j'ai gagné car mes As ont toutes les saveurs, un coeur qui pique en passant par un trèfle carreau,

Et jamais le coeur de ma dame ne quittera celui de ses As,

surtout pas,

pour un Roi.

E

 

Ca fait longtemps que,

Rien ne s'est versé

et que je ne me suis pas déversée

c'est étrange,

j'ai l'impression d'avoir la langue coupée

d'avoir les papilles gustatives 

anesthésiées,

j'ai oublié le goût du goût

et,

ça fait longtemps que 

rien

ne m'a fait du bien

J'aimerais bien retrouver cette sensation

qui m'a quittée,

j'en ai marre de trainer avec moi

ce poids qui ne fait que s'alourdir

je n'arrive plus trop à savoir 

j'ai l'impression d'avoir oubliée

comment penser,

s'il-te-plaît,

laisse-moi

H

 

je suis invisible,

invisible à l'oeil nue

invisible derrière du verre,

invisible pour tous.

mais je suis là,

je me glisse en toi sans prévenir,

je ne gratte pas,

je ne dérange pas,

je n'ai même pas d'odeur,

pourtant tu me sens,

progressivement,

lentement,

et alors, 

j'aime à me dire

qu'il est trop tard pour toi

de te défaire de moi,

de toute façon tu ne me vois pas,

alors comment se débarasser de quelqu'un qu'on ne voit pas

ta peau te démange et

plusieurs choses te dérange,

mais, 

tu n'accuses que toi,

car moi,

je suis invisible, 

invisible à l'oeil nue

invisible derrière du verre,

invisible pour toi,

mais crois moi

je suis bien là

T

 

je ne sais plus trop si je peux croire 

ce qui sort de ta bouche,

les anges ou les démons,

les fleurs ou les crapauds,

je ne sais même plus, si je peux me croire moi,

j'ai parfois l'impresion qu'il y a trop de monde,

qui parle en même temps

et tu vois,

ce n'est pas toujours celui qui parle le plus fort

qui a raison

alors,

j'essaye de me concentrer

mais tu sais,

ce n'est pas toujours facile 

V

 

Le serpent s'est glissé lentement dans mon lit,

j'ai senti quelque chose d'humide sur les draps qui recouvraient ma peau

c'est étrange,

il y avait un silence noir à ce même instant,

Le serpent se faufilait et glissait autour de mes jambes

jusqu'à enlacer mon cou

c'est étrange,

il ne me faisait pas mal,

il ne me voulait même pas de mal,

juste un peu de compagnie,

et comme j'étais seule à l'accepter,

il en profitait,

après tout,

qui souhaiterait se lier d'amitier à un serpent ? 

Ses écailles s'ouvraient et se fermaient au rythme de ses envies,

j'avais peur quand il arrivait,

davantage quant  il repartait,

un serpent noir, doré et un peu orangé,

me protéger il voulait, ses torsions

et contractions,

faisaient preuve d'intérêt,

il me serrait et j'étouffais,

mais comme une drogue j'en redemandais,

C

 

je ne sais plus trop où je vais,

l'impression d'aller partout,

mais nulle part,

Aucune satisfaction, car aucune réalisation

c'est difficile de penser à sa vie,

si différente de celle des autres,

comment même l'imaginer

quand elle n'existe même pas ?

perpetuel décalage,

j'attend un signe,

j'aimerais savoir,

j'aimerais

j'aimerais

un signe

M

 

Je n'entends même plus mes pensées,

tu as tout enlevé de moi,

 

jai mal à la tete, 

elle est pleine d'abeilles qui bourdonnent 

et,

je ne sais pas ce que je t'ai fais

pour t'avoir rendu si fou,

mais je sais ce que tu as fait

pour me rendre moi, si folle

 

je n'ai plus vraiment envie de rien

jai limpression que tu m'as tout pris

tout voler,

je n'arrive même pas à te détester,

Pourquoi ? 

pourquoi suis-je si faible ?

pourquoi ai-je si mal parfois ?

 

je ne veux plus écouter mon coeur

il est stupide et sot

 

mes pensées valent mieux que lui

elles me respectent davantage

H

Tu n'es plus qu'un souvenir,

le souvenir d'une ancienne envie,

d'une ancienne passion,

tu n'es plus grand chose, 

et,

ça m'attriste de voir que mon esprit 

peut si vite oublier 

si vite s'arrêter.

Il est vrai que quand l'ennui me rend visite

Mes pensées s'échappent vers toi,

Il est vrai que parfois, 

tout ça me démange

Mais,

je ne vais pas me mentir,

je sais que mon coeur lui,

s'en est allé ailleurs

J

J'arrive presque à toucher les rayons du soleil

sans me brûler les doigts

J'y arrive presque !

Sourire sans montrer mes dents

n'est plus possible

et,

mon rire est si fort qu'il fait rire les autres,

je ne comprends plus !

Je vis le jour et rêve la nuit

Je danse en marchant

Et vol en courant,

Mon coeur bat si vite,

Amoureuse ? 

Non 

Heureuse ? 

Oui,

Et, même le plus banal des visages 

devient le plus interessant,

Je ne vois plus

les visages tristes

Mon dieu ! 

Que m'arrive t-il ? 

Est-ce dont ça ? 

Est-ce dont ça ? 

H

Comme c'est étrange 

de décrire ce visage

A vrai dire, 

je ne sais pas si j'en serai capable

Visage sage,

esprit machiavélique,

ou peut être juste un peu

malicieux

Attention à ses doigts de fée,

ils t’étoufferont lentement 

 

Un serpent qui sert sa proie,

mais qui la relache

juste avant qu'elle ne veuille s'enfuir

 

Son coeur,

emprisonné 

derrière des barreaux transparents

il te faudra trouver la clef

qu'elle a elle-même

avalé

 

Et que dire de ses yeux

des lasers invisibles s'y cachent 

Ils sentiront tes peurs,

tes envies,

tes désirs

 

et les utiliseront

contre toi 

D

j'ai posé ma lèvre sur le rebord de la tasse,

c'était étrangement froid puis chaud,

 

ma langue sur mes lèvres

et le goût amer

sur mes papilles

j'ai pensé, et rêvé

comme l'on est sensé le faire

lors d'une pause café

 

Mais tout était vide,

de ma tasse à mes pensées,

 

Et j'ai essayé d'imaginer à quoi

pouvait bien ressembler

cette île des vérités,

si secrètement gardée,

 

mais tout était vidé,

de l'île à mes idées

 

je ne voyais plus, 

je ne la voyais plus

D

 

 

Le rouge a coulé sur mes joues

déjà creusées par la rancoeur

La tristesse se lisait,

sur mon visage

mais,

je n'ai pas bien compris

alors,

j'ai continué

et du bleu s'est installé sur mes épaules,

déjà fatiguées et recroquevillées,

Comment faire quand le vert de dehors

est recouvert par du gris ? 

Attendre,

des éclairs dorés je suppose,

allez dire ça

à un visage arc en ciel,

pas à un 

corps déjà

sous terre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

S

Il faudrait que l'on parte

Non pas que l'on s'enfuit,

que l'on s'en aille,

 

pour que nos lèvres gouttent le sel

et nos orteils rejoignent 

les sables mouvants

pour que notre peau

brûle et pèle

sous les caresses du soleil

pour que nos yeux se plissent

car la lumière les chatouille

Oui, 

il faudrait que l'on parte

parait-il que

la misère serait

moins pénible au soleil

je ne sais pas,

mais je sens déjà mon corps flotter

sur des montagnes bleues

H

Ces quelques mots sont pour toutes les hirondelles qui ont du mal à s'envoler,

celles dont les ailes n'ont pas encore poussé,

se sont abîmées puis brisées,

Celles qui malgré tout n'ont pas abandonné

et ne cessent d'essayer

Ma plume visent ces hirondelles qui,

embrassent toutes les couleurs, 

parfois noires, parfois bleues,

et même un peu beige dans mes rêves.

Celles qui, 

viennent d'Afrique,

d'Europe,

et même d'ailleurs,

 

Des mots pour des 

hirondelles magiques, intrépides,

Qui,

quand elles déploient leurs ailes

sont inatteignables

Leur force est telle qu'elles ne peuvent

être qu'enviées, jalousées,

Parfois comparées à des pies, 

ou à des corneilles 

mais jamais à leur juste valeur

 

Ces vers, sont destinées à toutes les 

hirondelles autour de moi,

autour de toi

d'elle ou de lui,

 

Je suis une hirondelle,

incroyablement,

L'hirondelle phénoménale,

c'est moi

 

 

H

Oh oui,

Oui je te méprise

Toi et ta suffisance

Et ta prétendue intelligence

Ton assurance injustifiée

ne fait que souligner ton manque

d'élégance,

Crois tu seulement pouvoir m'avoir un jour ?

Plutôt mourir,

que de subir,

tes caresses vides de sens,

 

Je hais tes pensées,

tes discours autant que tes idées,

As-tu seulement pris le temps de réfléchir ? 

A te découvrir ?

 

Tu aussi vide

qu'avide,

de désir et d'envie,

Peux-tu seulement voir ce que je vois

à travers toi ?

Dégoutant,

Ecoeurant

 

Tu ne sais rien exprimer,

ton corps transpire l'envie,

le miens le dégoût,

tu es trop faible

trop petit

insignifiant

pour quelqu'un

 

comme

moi

 

 

D

C'est comme si on m'avait enveloppé d'un drap transparent

Invisible à l'oeil nu, je ne peux que le ressentir

 

Un long et épais draps blanc, 

c'est comme ça que je l'imagine

 

Il pèse sur mes épaules,

tombe sur mes genoux 

traîne sur mes pieds

et me fait tituber

 

Je pensais être la seule à avoir ce compagnon,

mais j'ai compris avec le temps

que nous étions plusieurs à être asphyxiés

Par cette toile brûlante

 

Pas un seul moment de répis, 

Pas une seule colombe dans le ciel

 

Parfois, il se laissait glisser au sol et me laisser respirer

mais ça ne durait pas longtemps,

et je ne pouvais ne pas penser au moment

où il reviendrait

me border,

 

 

A

Il disait que,

"de battre son cœur s'était arrêté"

j'ai trouvé cette phrase si belle,

que je l'ai voulue,

 

Je l'ai pensée, réfléchie puis travaillée

 

Et si il m'aimait autant,

alors son coeur s'arrêterait

 

Il battrait si fort,

qu'il ne pourrait plus tenir,

 

il lâcherait,

 

il m'aimerait alors,

à en mourir,

à jamais,

moi et moi seule,

 

J'ai pensé, réfléchis et étudié davantage,

Comment faire pour que coeur en cage,

ne puisse plus jamais bouger ? 

 

L'inonder d'amour ? 

Le noyer ? jusqu'à l’étouffer ? 

 

J'ai bien tout essayé,

rien à jamais fonctionné,

 

alors,

et seulement alors

 

J'ai abandonné,

 

L'amour n'était plus,

La haine n'avait jamais été,

Alors l'indifférence régna,

 

Et je pense que tu sais,

ce qui arriva. 

 

 

B

Il se cache pour que je le cherche davantage,

Délicat et parfois fougeux

Il m'en fait voir de toutes les couleurs,

Mais où est donc ce bleu infini ? 

je le cherche partout,

 

Il glisse de mes mains

coule entre mes doigts

Et parfois,

Seulement parfois,

Il me laisse le regarder,

Le contempler,

Et je comprends Klein,

Qui n'a pu s'arrêter de le peindre

 

Je me retrouve avec des bleus

partout

et surtout,

dans mon paradis rouge de bleu

 

 

P

Je me perds parfois

dans mes idées,

elles sont trop peu éclairées

et paraissent alors très sombres

 

Ils ne comprennent pas de toute façon,

Ils ne comprennent que ce que je leur

fait comprendre,

 

Alors,

Je préfère être seule avec elles,

Elles m'entendent aussi bien

qu'elles m'écoutent

 

et toujours,

elle me trouvent des solutions,

car elles,

elles font parti de moi

 

 

 

F

je suis si fatiguée,

mon esprit 

réclame du repos

mes genoux grincent

à l'idée de se déplacer

mes yeux se ferment

à l'idée de te regarder

et mon coeur lui,

il y a longtemps,

oh il y a longtemps

qu'il a cesser

de s'inquiéter

 

 

M

 

Non

je ne suis pas méchante

j’ai peur de toi,

tu vois j’ai peur que tu ne saches pas m’apprécier

j’ai peur que sous tes sourires

et tes mots,

tu sous estimes comme

il est facile de m’aimer

mais difficile de me supporter

alors si je suis méchante

ce n’est pas parce que mon coeur est froid

cest juste qu’il est maladroit

caché dans ma cage,

il a du mal à se libérer

 

 

V

Arracher toute ma peau

et la recoudre sur quelqu'un d'autre,

t'enlever de moi,

te remplacer, te déplacer,

pour enfin,

me délivrer

M

J’ai attendu l’été impatiemment,

je pensais qu’avec le soleil sur ma peau

et la lumière sous mes paupières, 

j’oublierai le froid qui glaçait mon coeur

 

L’été arriva mais le soleil et moi

ne nous entendions pas,

il me brûlait et me frappait si fort

que mon corps entier se mi à pleurer

des larmes de peine, des larmes de haine

 

l’été sans s’en alla, 

et l’hiver arriva,

il réchauffa mon coeur, 

qui dorénavant n’avais plus peur,

mais comme

tout,

et comme rien,

je devint nostalgique de mon été doré 

 

Puis de nostalgique je devins obsédée

j’avais besoin de lui

j’avais envie de lui

Ma vitamine, mon héroïne

 

Comment faire sans elle ? 

J’avais toujours été morte,

elle seule était parvenue à me 

donner vie,

 

Je l’attendais,

je l’esperais

jamais je ne,

l’oublierai

 

 

D

Il y a un endroit que j’appelle chez moi,

Il y fait chaud et parfois froid,

Parfois même

les deux à la fois

C’est impensable, mais réel,

et si agréable.

Je m’y sens bien, je sens le vent

et le soleil à la fois. 

Je n’ai pas peur d’être moi,

en fait, je ne me pose même pas la question

Je ne me sens pas seule car

on est y ensemble,

Chez moi, chez toi, chez nous,

Qu’importe. 

On s’y raconte des histoires, 

chacun notre tour,

Parfois même 

les deux à la fois

Des histoires dont personne ne connait vraiment

la fin,

Et tout ce temps n’a d’importance que parce qu’on le passe 

ensemble,

Chez moi, 

Les nuages sont les bienvenus

on en croque un bout et on s’y installe,

ils nous présentent le ciel bleu, le ciel gris 

Parfois même

les deux à la fois

Mais si tu n’es pas là,

alors plus rien n’a d’importance,

chez moi

 

 

H

 

J’ai pris des étoiles et je les ai mise dans mes yeux,

Au début ils se sont mis à pleurer,

Mais ensuite,

Ils ont été.

ils ont brillé.

J’ai pris ensuite tes rires

et je les ai avalés,

j’ai de suite eu des nausées,

mais ensuite, ensuite,

mon visage a lui aussi commencé à briller,

J’ai planté des fleurs, et puis je les ai oubliées

jusqu’à ce qu’elles aussi se mettent à briller

 

Et puis je me suis dis que tu finirais bien par m’aimer

tant j’étais illuminée. 

 

Jusqu’à ce que je comprenne,

que comme une étoile, comme un sourire, comme une fleur

j’étais et je serais 

 

avec ou sans toi

 

 

V

Oui je sais,

Je sais que la vengeance est mal,

qu’elle ne fait ressortir en nous que le mauvais

et nous laisse penser

qu’après lui avoir cédée,

on connaîtra la paix,

 

Oui je sais,

 

Que tout cela n’est que vérité

Mais il est tout aussi vrai

qu’il est si agréable de céder,

à ce pêché si délicieux, si merveilleux,

Même si cela veut dire,

le regretter par la suite,

Mais je sais aussi,

que la vengeance est un plat,

et nous savons tous comment il se 

déguste.

 

Peut être est-ce à cause de mon égo ? 

Il m’empêche de me laisser faire

Comment ose t-il nous faire ça ?

Pour qui se prend il ? 

 

Oui je sais,

 

C’est si bon de se venger

De se sentir...autre

Mais ensuite ? 

Que se passe t-il ensuite ? 

Honteux, miséreux 

Je regrette de lui avoir cédée,

Il faut que je me fasse pardonner

Je cours vers toi, et je sais

 

oui je sais,

 

Que tes épaules seront là,

Toujours là à m’attendre

Toujours là pour panser

Les maux

Mes maux

Ces maux

 

Je le sais

 

M

Tu n'as pas vu,

Tu n'as pas vu l'or qui coulait de mes yeux,

ni l'amour que je respirais.

Tu n'as pas vu le bonheur ni la candeur que je te portais

Tu n'as pas vu et tu ne m'as rien montré. 

As tu seulement vu qui j'étais ? 

Tu n'as pas vu tout ce qu'il y avait derrière mes sourires, derrière mes paroles. 

As-tu seulement essayé ? 

Tu n'as ni senti, ni entendu,

et le goût de mes larmes, jamais je ne l'oublierais. 

Car tu n'as même pas vu que ce que mes yeux cachaient

derrière tant de lumière. 

Tu n'as pas vu

 

I

Je l’ai cherché pendant bien longtemps,

J’ai erré dans les rues

Le jour comme la nuit,

J’ai demandé, j’ai supplié et j’ai continué à chercher,

Je me suis demandé à quoi pouvait-elle bien jouer ? 

Qu’est-ce que je lui avait bien fait ? 

Et puis j’ai continué à chercher,

Car je n’étais rien sans elle,

je n’avais plus raison d’être,

Plus aucune raison de continuer,

J’ai bien essayer de faire sans elle,

Me dire que j’étais plus que ce que je pouvais

bien penser 

Mais comment faire sans ma muse ? 

Alors j’ai continuer à l’attendre, 

J’ai supposé qu’elle reviendrait,

qu’elle était aller rendre visite à d’autres

Mais qu’au fond elle me reviendrait

ma seule, mon unique,

Je me levais la nuit, 

en sursaut, en sueur,

en pensant qu’elle frappait à ma porte,

Mais rien,

 

Ca fait maintenant un an qu’elle m’a quitté,

 

Mon inspiration

 

 

T

 

Avec lui mon visage s’est peu à peu mis à changer

Souriant, triste, torturé 

 

Pour ensuite être marqué à jamais,

J’ai appris à aimer, à m’aimer et même à oublier

 

Et j’ai compris qu’avec lui tout pourrait s’arranger,

Que rien ne durerait pour l’éternité

Mes plus belles joies comme mes plus tristes peines,

 

Il m’a fait comprendre qu’il fallait savoir s’arrêter,

Ralentir pour pouvoir mieux repartir,

 

Avec lui, je découvre et j’apprends de jour en jour

Il est magique,

Il est imprévisible,

Indomptable et mystique,

 

J’ai essayé de le comprendre et même de l’apprivoiser,

Mais j’ai finis par me lasser de jouer pour perdre

 

Et j’ai compris que lui,

Le temps

était plus fort que tout,

Plus fort que moi

 

 

A

En janvier...

Tu m’achètes des fleurs quand mon cœur pleure

Et tu arraches chacune de leur pétales

et m’accuse de ne pas en prendre soin,

 

En Février

Tu me rabaisses et me délaisses

Tu n’as plus le temps pour moi

Tu l’a donné à d’autres

 

En Mars

J’abandonne, 

et les fleurs ne font que renforcer ma rancœur,

Mon corps se tords et j’ai compris que

mes larmes n’étaient pas des armes,

 

En Avril,

Je ne sais pourquoi,

Mais je te pardonne,

je me l’ordonne,

j’oublie et je me dis 

qu’il faut dans la vie,

se laisser un peu de répit

 

En Mai,

Les fleurs ont fleuris,

Elles nous arrosent de bonheur,

Tu as retrouver le temps et moi l’envie,

 

En Juin,

Tu nous projette ensemble,

Au Japon, au Liban, en Tanzanie

Tu me veux et tu es heureux,

Je le vois, je le sens

 

Mais Juillet me fait penser à Janvier comme à Février

Et,

Je n’arrive pas à pardonner

Je n’arrive plus à pardonner

Désabusée,

Sonne mon heure de jouer,

 

Et en Août, 

Tu t’inquiètes de mes silences,

et de tous les regards qui m’entourent,

 

En Septembre tu veux couper les ailes qui m’ont poussé dans le dos,

Et les fleurs que tu m’offres sont plus belles qu’elles ne l’ont jamais été

 

En Septembre,

Tu cris, tu subis,

Mais moi je suis déjà parti,

Et si tu ne pleures pas,

Tu as mal,

Mais je ne sens ni ressens plus rien,

Tu m’as anesthésié,

 

Tout se termine un mois d’Octobre,

Et désormais,

la seule chose qui nous lie

Je le sais, 

est l’amour

que je me porte 

et que tu me portes 

à jamais

et pour toujours

 

 

J

Vêtue de son plus beau corset,

elle t’invitera à danser

innocente et fragile tu sera flattée

qu’une telle beauté puisse te remarquer

et c’est seulement au bout de quelques pas 

que tu regrettera ton choix,

 

Car la danse ne s’arrêtera pas quand tu le décidera

elle te fera tourner, voltiger, voler pour mieux t’écraser,

 

Outrée tu voudra naturellement tout stopper

Mais jamais plus elle ne te lâchera

Elle te guidera et tu suivra ses pas et son rythme, 

Parfois lent, doux

Parfois rapide ou effréné,

 

Elle te chuchotera des mots que tu finira par ressentir

qui te feront agir, qui te feront réfléchir,

 

Elle te dictera même ta conduite

et tu la suivra,

Tu l'écoutera

 

Et si c’est elle qui porte un corset,

c’est toi qui étouffera, 

 

Tu voudra arrêter,

mais il sera trop tard, 

 

Tu dansera sans plus entendre la musique,

tu dansera sans même plus savoir pourquoi ,

Tu dansera et jamais plus tu ne pourra t’arrêter,

 

Car cette invitation,

en réalité n’en était pas vraiment une,

Et cette danse, 

en réalité, n’en était pas vraiment une, 

 

 

M

Je regarde contre la vitre et

je vois le reflet

d’un visage,

triste et ailleurs,

tout au long d’une balade,

continue,

et continuelle,

Son visage ne bouge pas

et aucune expression ne s’y dégage,

un esprit en vie dans un corps mort,

Je vois mon reflet dans ses yeux, 

Et,

J’esquisse un sourire sans retour à

ce corps euthanasié.

La balade continue,

je regarde autour de moi et,

je ne trouve que des visages morts,

Pensent-ils ?

Rêvent-ils ?

Je m’imagine dans son esprit 

au rythme de la balade

continue et continuelle,

Mais comment s’imaginer,

être dans un corps sans vie,

J’attends un mouvement, un signe

Mais je sais qu’il n’y aura rien,

Rien qu’un reflet

Euthanasié par mes pensées.

 

 

V

Vite accelere

Ne t’arrête pas

Ne regarde pas

Surtout ne ressent pas

Ne ressent rien

Pour personne

Pour rien

Ne prend pas le temps

Ou il te prendra avec lui

Il t’emmenera découvrir 

Le jardin des sentiments

Les beaux, comme

les plus sombres

Il te fera écouter

Les murmures du silence,

Et les cris de l’amour

Il te fera goûter aux peines

Et te fera dévorer ce bonheur

que tu aura tant recherché

Tu pourra écouter,

Mais surtout entendre

Le son de la vie

Mais vite, vite, vite

Tu n’as pas le temps

Tu ne veux pas du temps

Vite, vite

 

 

H

Aujourd’hui il fait bleu ou rouge,

Je ne sais pas

Aujourd’hui ne ressemble pas à hier, 

mais j’ai étrangement l’impression de bien le connaître,

Aujourd’hui me fait peur,

Il me force à l’affronter, à la regarder et enfin me demander ;

qui est-elle réellement ? 

Aujourd’hui je sens cette ombre qui s’approche et se détache.

Je m’interroge sur ses pensées, sur son passé,

Est-elle réellement ce qu’elle pense être ?

Est-elle réellement ce que les autres pensent d’elle ? 

Qui est-elle ? 

Aujourd’hui m’effraye 

Car elle, est moi

Si proche même éloigné.

 

 

S

Tous ces yeux me regardent,

Ils pleurent mes sourires

Tant je les rend fou,

Tous ces regards braqués sur moi,

Me font peur tant je les aime

Ils voudraient m’arracher à moi même,

Ils me voudraient,

Et plus je fuis, plus ils me suivent,

J’ai peur,

Toujours peur,

De ces yeux,

Plus je les désire, plus ils accourent

Rien que pour moi,

Ces regards vides,

Ces regards avides, 

Je les hais tant je les aime

Je me hais de tant les aimer 

Ils me perdent et me volent à moi même

Je vais disparaître, 

Ils vont m’aspirer,

I would erase you

A quoi me servent-ils ? 

Ils m’aident puis me vident, 

Ils m’isolent me rendent seule,

J’ai peur,

Toujours peur ,

De ces yeux

J’ai l’impression de me remplir 

me remplir, me remplir

Mais, 

qu’à chaque regard posé,

à chaque pensée partagée

à chaque sourire esquissé

me vider davantage,

D’être submergée

de presque couler

bien que j’aurais tout pour flotter, 

Comme si j’avais perdu de vue 

ce que je voulais réellement

comme si je ne m’entendais plus

Comme si j’avais abusé de tout, 

et qu’il ne restait plus rien pour moi

 

J’ai peur de me perdre, à me chercher 

A

 

Ces quelques mots sont le reflet de mes pensées,

Et s’il n’avaient été pour toi, 

Ils n’auraient probablement pas existés

 

Peu de mots pour tant de choses,

Des pensées, des sourires, des souvenirs, 

Mais parfois des rancoeurs et des peines…

 

Car si l’amitié est belle, elle est comme l’amour,

parfois difficile. 

Et c’est en ça qu’est notre force, 

 

Car tes rires accompagnent les miens

quand nos sourires se retrouvent

Tes souvenirs créent ma nostalgie 

Pour que brillent ensemble nos yeux

 

Si tes peines font les miennes, 

je sais que mon bonheur fait le tient 

 

Et c’est en ça qu’à jamais, 

pour toujours, pour l’éternité, 

pour la vie et jusqu’à la mort 

Je serais ton amie, autant que tu sera

la mienne

S

 

J’ai peur, 

De ces 4 petites lettres, 

P E U R, peur. 

J’ai bien peur d’avoir succombé aux parfums si accrocheurs de cette douce syllabe

 

Elle a frappé à ma porte, un jour ou le ciel grondait

Et il aurait impoli de ne pas la laisser entrer, 

De suite à l’aise, la peur s’est fait amie avec l’angoisse

Et c’est ensemble qu’elles s’amusaient,

Ou se foutaient de moi.

 

Avec joie j’ai bien essayé de les chasser,

Mais comment renvoyer des invités qui viennent à peine d’arriver ? 

Joie, vexée s’en est alors allée

Laissant la peur et l’angoisse un peu mieux s’installer

 

J’ai peur,

Comme j’ai peur de cette peur, 

qui ne faut qu’augmenter et me paralyser.

L’ignorer serait peut être la clef 

Mais sa fidèle alliée, 

l’angoissée

Prend bien soin de m’y empêcher

 

Dois-je l’accepter ? Dois-je abandonner ? 

Peut être n’aurais-je jamais du la laisser entrer 

Et ne pas la traiter comme une invitée,

Mais plutôt comme ce qu’elle est

Une pestiférée

 

Elle dit vouloir mon bien,

Que son arrivée n’est pas le fruit du hasard

Mais tout simplement du destin

Dois je la croire ? 

Ou luter pour lui dire…

Aurevoir ?

 

 

C

 

J’aimerais te confier le plus terrible des secrets

pour me soulager de ces plaies, 

de ses peines, 

qui me prennent et freinent, 

 

J’aimerais me délivrer de cette cage, 

et enfin retrouver le goût de tout ce que j’ai oublié

 

Compter sur toi,

m’abandonner à toi,

te laisser me lire sans que je ne dise, ni que je parle

 

Est-ce aimer que de vouloir se délivrer de tout secrets ?

Est-ce rêver que de s’imaginer libérée? 

 

J’aimerais y goûter, y aspirer et arriver à me lancer

 

Lentement se dessine devant moi un chemin,

sinueux, compliqué, 

Aurais-je la force de l’emprunter ? 

De m’y laisser entrainer? 

 

J’aimerais au cours de cette balade 

Croiser bien des beautés,

J’apprendrais, je comprendrais

j’imaginerais et enfin je pourrais libérer ces mots, ces sons, ces secrets

 

Me confier à toi et enfin m’oublier.

T

 

 

Je me demande ce qui a pousser tes pauvres yeux tristes à se poser sur moi

qu'elle audace t'as donner la force 

de soutenir mon regard ?

Tu m'as ensuite  pourri la vue

je n'osais plus rien comprendre par moi-même

j'avais besoin de toi pour réflechir

besoin de toi pour faire des choix

besoin de toi pour penser

Je me demande ce qui a pousser tes tristes idées

à corrompre les miennes

quel mystère t'as permis

de te glisser dans ma tête

et d'y occuper toute la place

je n'osais pas te chasser

car sans toi je n'arrivais plus

à rien,

plus à créer

plus à rire

pire 

je n'arrivais même plus à comprendre 

ce qui m'arrivait

H

Tout est triste sans raison d'être,

Le jaune et le bleu se sont mariés

Et,

quoi de plus beau

qu'assister à la naissance 

du plus beau des verts

Je comprends la douleur horrible

qui se nichait au creux de mes épaules

Toute bleues elle étaient devenues

Mais j'ai compris,

Que c'était mes ailes qui s'apprêtaient à sortir

Comme des dents qui poussent,

elles me chatouillaient,

J'ai récupéré toute ma force,

toutes mes pensées,

tout,

je me suis complètement complété

Oh

comme ça fait du bien de s'être retrouvée

Je m'étais presque oublié

M

 

Je fais comme si je n'avais pas de coeur

Comme si je ne ressentais rien,

je fais semblant de ci et parfois même de ça

Tout cela s'en me rendre compte de rien

Je suis une petite fleur sûrement un peu

fanée,

Enfermée dans une cage dorée

Comme une balle dans ton pied

Comme un rossignol en cage

Mais la vérité,

c'est que je ne sais même pas qui je suis,

Je me raconte des histoires,

dont j'oublie toujours le début

et souvent la fin

V

 

il y avait trop de noeuds dans mes cheveux,

des petits, des plus gros,

des noeuds invisibles,

je les sentais se former au fur et à mesure que j'en dénouais

je ne pouvais même plus passer ma main dans mes cheveux,

j'essayais, mais tu sais

à force, je n'en avais plus envie

 

plus mes noeuds se formaient,

moins j'y prettais attention

et,

je m'étais faite à l'idée

d'avoir des compagnons

peu détendus

 

parfois,

j'éssayais de les combattre

sans pour autant arracher mes ressorts brûlés

et je ne sais pas,

mais,

je finissais toujours par abandonner,

les gens le voyait

et se plaignaient de mon visage

dorénavant,

si peu soigné

et je rêvais

et je rêvais

et je rêvais

V

 

Je n'entends même plus mes pensées,

tu as tout enlevé de moi,

 

jai mal à la tete, 

elle est pleine d'abeilles qui bourdonnent 

et,

je ne sais pas ce que je t'ai fais

pour t'avoir rendu si fou,

mais je sais ce que tu as fait

pour me rendre moi, si folle

 

je n'ai plus vraiment envie de rien

jai limpression que tu m'as tout pris

tout volé,

je n'arrive même pas à te détester,

Pourquoi ? 

 

je ne veux plus écouter mon coeur

il est stupide et sot

 

mes pensées valent mieux que lui

elles me respectent davantage

H

5 petites lettres

dont quatre voyelles

Curieux ? Original ? 

C'est ainsi,

Tes lèvres se touchent obligatoirement

pour prononcer mon nom

Tu avales ma consonne

pour que tout sonne

correctement

La première femme, oui

mais aussi la dernière

Shut..

souffle mes voyelles entre tes lèvres

et écoute-les transpercer ta peau

simples

mais complexes lettres

au final indispensables

B

 

Regarde,

J'ai mis mes plus beaux yeux

et accordé mon regard à

mon sourire

 

Regarde,

Comme ce que je pensais être 

le plus beau,

peut l'être davantage

 

Regarde,

Comme l'image que tu t'es faite de moi,

Ne ressemble en rien

à celle que je me suis faite de moi

M

J'avais pour habitude de toujours lui poser la même question

dis-moi mon cher miroir dis-moi

et il me répondait

toujours la même réponse

et ça me rassurait de savoir

que rien,

n'avais jamais vraiment changé

même quand mes yeux crachaient

de l'eau 

et l'écho des maux résonnait dans ma tête

il avait réponse à ma question.

Si je mettais en doute sa parole ?

quelle idée !

mon miroir savait bien mieux que moi-même

bien mieux que tous

c'était notre petit secret

miroir et moi

et personne ne savait,

personne ne se doutait

de toute façon

personne ne comprendrait,

 

il n'y a pas un jour où j'oubliais

de lui demander

de me rassurer

et

pas un jour ou il refusait

de me récompenser

de le garder

 

C

La vérité, 

c'est que personne ne savait

que je ne l'avais pas encore trouvée

Ils ne voyaient que ce que je leur montrait,

Alors forcément,

Ils pensaient, qu'elle était là

Qu'elle avait toujours été là.

Que nous étions ensemble,

et ce,

depuis déjà un moment,

 

Le vrai mensonge,

c'est que j'étais toujours à sa recherche,

je me travestissais pour elle,

je mentais pour la trouver,

je m'imaginais avec elle,

 

Et,

Si je n'osais demander conseil 

ce n'était que par crainte,

qu'ils découvrent tous,

Que nous étions semblable

Que nous étions tous,

A sa recherche. 

 

Alors

j'ai prétendu,

j'ai attendu,

Et je ne saurais comment,

ou je ne saurais comment vous l'expliquer

Mais 

elle est arrivée.

 

Lentement,

Doucement,

Je l'ai senti se glisser en moi,

puis je l'ai senti en moi

pour ensuite

ne même plus la sentir tant

elle faisait partie de moi

E

 

Je suis,

le rayon de soleil que tu te défi de regarder,

mais qui finit par te brûler les yeux

 

Je suis,

comme Marla, la petite écorchure que tu as sur le palai et

qui ne peut cicatriser que si tu cesses de la lécher.

Mais tu ne peux pas.

 

Oui je suis,

si silencieuse, si discrète que tu ne peux me soupçonner,

Si douce que tu ne peux m'en vouloir,

 

Je suis le désir qui t'incites,

l'arrière goût qui te donne envie de recommencer

et l'éternelle dernière fois. 

 

Oh je suis,

Le garrot qui fait gonfler ta veine,

et celui qui la fait éclater.

 

Je suis, le rouge,

comme le noir,

et l'aurevoir,

de demain

H

 

Je me suis rencontrée,

étrange à écrire

davantage à dire

 

Il faisait chaud,

si chaud que mon corps entier pleurait

si chaud que mon coeur entier explosait,

Assise sur une chaise, une cigarette entre les lèvres,

Mes yeux semblaient vides,

Accaparés par mes pensées,

 

Des volutes de fumées se formaient

et s’échappaient,

de ma bouche qui était,

elle, légèrement tuméfiée

 

Je me suis rencontrée et,

je n’ai pas eu envie de me parler,

Hautaine et distante je me suis trouvée,

 

La fumée formait un mystère autour de

de mon ombre aux cheveux brulés

Elle ne pouvait m’empêcher de me regarder,

des fumées d’envie, des vapeurs de désir,

 

Je me suis rencontrée et j’ai eu envie de m’aborder,

mais je n’en ai rien fait,

je me suis juste contentée,

de me regarder,

afin de ne jamais,

m’oublier

 

 

P

Tu m’as demandé à qui je pensais,

quand mes yeux divaguaient,

et se cachaient,

Ni à toi ni à lui je ne pensais,

non,

Il y avait bien plus dans ma tête,

et bien moins dans mon coeur,

 

Sur qui j’écrivais,

quand je m’enfermais, 

et que je te fuyais,

ni sur lui ni sur elle,

Tu sais,

il avait bien plus à inventer qu'à 

écrire,

 

Tu voulais que ce soit toi,

et tu voulais tout de moi,

de mon corps à mes pensées,

de mes envies à mes idées,

 

Et moi ?

Qu’est-ce-qu’il me resterait,

si je cédais 

 

le peu que je ne puisse jamais posséder ? 

 

L

 

Avec le temps je commençais à oublier,

Et,

La rancœur que j’avais au début 

Avait disparue

La peine n’était plus

mienne, 

Il ne restait plus que la beauté,

Les souvenirs, les rires et l’amour

J’avais tout oublié

Tout pardonné

 

Mais ensuite,

Même de l’amour,

je ne me souvenais plus,

J’avais tout oublié. 

De ton sourire je ne me rappelais plus,

Et les souvenirs s’échappaient peu à peu

de ma mémoire.

 

Alors,

Pour ne pas oublier la seule chose qui me restait,

J’ai pris tes yeux et je les ai confisqués,

J’ai caché ton sourire dans mes poches,

Et j’ai aspiré toute l’odeur de ton corps,

Et tes mains,

Tes si belles mains.

Dorénavant

Cousues aux miennes,

 

Alors oui je ne te verrais plus,

Non, tu ne sourira plus

Non tu ne ressentira plus,

Mais oui,

Je me réjouissais de savoir,

qu’à personne,

non à personne,

Tu n’appartiendrais

Jamais

 

 

M

T’es t-il déjà arrivé

De rencontrer

Le démon qui était en toi ? 

Le monstre qui sommeil et qui se nourri de toi,

quotidiennement, 

sans que tu ne t’apperçoive de rien. 

 

Je vais te raconter,

comment je l’ai rencontré,

 

C’est un soir d’hivers dans un lieu divers

C’est fou comme l’intuition est une pensée réelle.

Car je l’ai de suite reconnu,

Un monstre te dis-je

Un monstre magnifiquement beau

magnifiquement noir

Magnifiquement intelligent et inquiétant à la foi

 

Je l’ai de suite reconnu

Menteur et tricheur

Il était en moi.

Il pensait comme moi

Il faisait parti de moi

J’ai appris à le découvrir mais un monstre ne montre

pas de suite qui il est,

Il a bien essayer de me tromper

Comme j’ai moi aussi essayé de le piéger.

 

Et puis,

lui aussi m’a reconnu,

Il a su

Qu’il était miens autant que j’étais sienne,

Un monstre qui se nourrissait de moi,

Il me dévorait.

Alors j’ai attendu,

j’ai prétendu,

Car nul n’est invincible, 

Surtout pas un monstre amoureux,

 

Quand il me mordait je subissais,

il abusait, il m’abusait,

il voulait me posséder, m’envahir

m’écorcher vive...

Lentement, lentement...

 

Qu’arrive t-il lorsque l’on rencontre 

le monstre qui sommeil en nous ? 

Oh je ne vous le souhaite pas. 

Si vous le rencontrez,

Et croyez moi, 

vous le reconnaîtrez

s’il vous plaît,

Fuyez, fuyez,

Et ne vous retournez jamais,

Car si vous partez vous gagnez

Et les monstres

n’aiment pas perdre 

Jamais. 

 

 

A

Non pas tout de suite,

pas encore,

attend un peu et tu vas comprendre,

tu vas comprendre qui je suis,

Garde tes yeux fermés. 

Même si tu as peur, 

surtout si tu as peur,

ça va passer,

attend encore un peu, 

regarde toutes les belles choses que je te fais vivre,

pourquoi tout arrêter ? 

Quoi ? 

Tu as mal ? 

Mais non...ça va passer, crois-moi. 

Je ne mens jamais. 

Continue, reste avec moi,

goûte, profite,

Oublie demain, ne rend pas aujourd’hui jaloux,

Compte sur moi. 

Mais non, reste. 

Tu n’en peux plus ? 

Arrête. 

Je vais t’aider,

je vais t’apaiser...

Je vais changer, oui,

pour toi,

Alors ? 

Reste avec moi,

reste avec moi,

reste avec moi,

Je suis le plus beau de tes cauchemars. 

N

Je n’arrive pas à comprendre,

est-ce ma faute ?

pourquoi ai-je si mal ?

pourquoi mon coeur pleure ?

pourquoi suis-je si seule ?

 

J’entend des voix, des bruits,

des rires, mais

je ne peux les saisir,

je ne peux plus les comprendre,

 

Je pleure

et ma tête est inondée,

mes pensées débordent,

je vais me noyer,

 

Mes sourires vont pourrir

avant que je ne puisse me souvenir

 

J’ai mal,

j’ai mal,

Dis moi 

quand est-ce que ça s’arrête ? 

 

F

C’était au cours d’une de ces balades matinale

celles où le soleil te chatouille les yeux

et où le vent te chuchote des secrets,

C’est durant une ces promenades qu’il est tombé sur moi,

Sur nous, 

Je dis nous car nous étions plusieurs fleurs à reposer sur l’herbe bleue du parc

ou nous nous étions installées,

 

Il y avait Azalée, Rose, Lila et moi Dahlia

Trop occupée à ne penser à rien

je ne l’ai pas vu arriver,

je ne l’ai pas entendu,

Ni même senti,

Il nous a regardé

et je mentirais 

si je disais que je n’avais pas osé espérer,

que ce soit moi qu’il choisirai 

 

Du coin de l’œil, je l’ai vu regarder,  

examiner, scruter

Il savait ce qu’il voulait,

la couleur de nos pétales,

la finesse de nos tiges,

l’odeur de notre parfum,

 

Je sentais qu’il me désirait,

j’imitais alors mes amis les Tournesols

pour briller au mieux au milieu de tous mes faire valoir

 

Sans que je n’ai le temps de le sentir, 

il m’a saisi par la taille et ma arraché à mes racines, 

J’ai eu mal, 

mais ne doit on pas souffrir pour goûter au plaisir ? 

 

J’ai souris à mes amies encore enracinées,

et quant je leur dit «aurevoir» elles entendirent «adieu»

 

Il est vrai que j’étais fière d’avoir été choisi

J’étais la plus belle fleur qu’il puisse désirer 

 

On rentra chez lui, 

Et il m’arrosa de compliments

Plus il le faisait plus j’embellissais

 

Puis,

J’ai finis par être oubliée,

Pire, 

j’ai finis par être remplacée,

Aurevoir jolie Dahlia noire

 

Je sentais le parfum d’autres fleurs

plus fraîches, plus éclatantes !

 

Il venait de les cueillir,

et moi j’étais enfermée !

Pire

je commençais à faner. 

 

Il ne me regardait plus, 

et j’avais moi même honte de me regarder

Mes pétales s’effritaient, 

et finissaient par tomber

 

Je n’avais plus qu’une envie ;

me noyer dans mon vase

 

Qu’une envie

celle de m’en aller, 

Mais j’étais coincée

Déracinée.

Et je me mettais à regretter de n’avoir plus 

accès à mon précieux

jardin secret 

Celui là même où il était venu me cueillir.

 

Et puis, 

je fus un jour délivrée

de tout mes maux

 

il me pris par la taille,

Comme il le fit la première fois,

j’étais si flétrie que je glissais entre ses doigts

et comme une fleur sans valeur

il me jeta,

par terre,

me laissant seule 

seule et sale

 

 

E

Tout m’échappe

J’ai oublier quel goût avait le plaisir

Et comment retrouver mes souvenirs

Je n’arrive plus à refléchir

Tant mes yeux sont fatigués

Il veulent dormir et moi aussi 

 

Je n’entends plus,

Je ne ressens plus

et le temps paraît si long,

si long à occuper quand on se sait plus comment aimer

 

Tous les jours j’attends la nuit,

J’attends qu’elle se glisse dans mon lit,

Pour enfin parler à quelqu’un 

 

Rêver me manque,

Comment faire quand on ne dors plus ? 

Quand on ne rêve plus ?

Je ne sais même plus imaginer

Vous ne pouvez pas imaginer. 

 

X

 

Et c’est seulement plus tard que j’ai compris

Que ce n’était pas moi que tu aimais

Mais ce que tu aimais était que je t’aime,

 

Et tout ce temps passé à penser à quelqu’un 

qui n’avait pour seule occupation,

pour seule envie,

pour seul interêt,

son propre bien être.

 

Invraisemblable,

incroyable,

comme ce coeur si bien caché, 

si bien protégé,

que j’en venais à me demander,

si il existait,

pour de vrai,

 

Comme si je t’avais connu depuis toujours,

comme si tu avais ouvert la porte

de mes démons enfermés,

Et tu as libéré,

ceux dont tu as besoin pour exister, 

ils sont tes anges, 

et mes faiblesses

 

Je brûle sans toi,

je flambe à tes côtés 

 

A quoi bon jouer si tu sais que tu vas gagner ?

Tu t’amuses en oubliant d’apprendre aux autres les règles du jeu,

Tu paraîs si sûr de toi parfois, 

tu en oublierais presque comment tu était avant tout ça,

 

Peut-être est-ce à cause de lui ? 

Il t’as rendu méfiant, égoïste, envieux et peut être aussi malheureux, 

Mais accuser le temps me paraît trop facile,

 

Qu’importe les raisons,

je ne souhaite plus te chercher d’excuses,

 

Je me laisse la liberté de m’emmener en voyage ailleurs

un ailleurs loin de toi

 

 

E

Est-ce trop exigeant que de vouloir le mieux pour soi ? 

Est-ce trop dur que de demander autant de respect que j’en accorde ? 

Est-ce injuste de vouloir se venger ? 

Est-ce faible que d’accepter de pardonner ? 

Est-ce normal d’être déçue ? 

Est-ce capricieux de vouloir les choses auxquelles j’aspire ?

Est-ce tordu que de se mettre à sa place ? 

Est-ce mal d’anticiper ses actes ? 

Est-ce hypocrite de prétendre ? 

Est-ce paradoxale de mentir pour son bien ? 

Il suffirait de se laisser la liberté de ses propres choix. 

Il suffirait d’agir pour son propre bien, 

Et toutes ces questions n’en seraient plus.

 

 

H

Il a frappé à ma porte et m’a dit,

C’est moi

Je lui ai souri et j’ai dit

«vient-là»

On s’est pris, et

J’ai cru

Que jamais on ne se lâcherait,

Et puis,

Quelqu’un d’autre à frappé à la porte

Et si j’étais trop occupée pour répondre

Il l’a fait pour moi,

Et ma porte, jusqu’à présent

est toujours ouverte

Et je n’ose la refermer

De peur de l’empêcher de re-

Entrer

 

 

F

Je connais une fée,

La plus jolie et la plus douce des fées,

Aussi angélique que candide,

Aussi mystérieuse que malicieuse,

Elle fée rêver tout ceux qui ont la chance de poser leurs yeux sur elle,

Ses cheveux noirs dansent sur ses épaules 

et quand ses yeux rigolent sur son visage,

Les autres s’excusent,

J’aimerais l’appeler «ma petite fée»,

Mais je sais, oui je sais, que petite fée

rime avec liberté

Je pourrais passer mes heures à la regarder,

à l’envier et à la complimenter,

Et il faudrait inventer le compliment qui jamais ne lui a été fait,

Ma jolie fée, car non, je ne me suis pas résignée

A toute fois un terrible secret,

Elle a été privé, amputée...

De ce qui lui octroie sa liberté

Ma petite fée aussi jolie soit-elle 

A perdu une parti de son âme

Qu’est-ce qu’une fée sans ailes ?

Un visage sans sourire

Qu’est-ce qu’une fée sans ailes ?

Un ange en enfer 

Et personne ne le sait car personne ne le voit,

Petite fée n’est pas magique pour rien,

Elle fée oublier à tous, ce dont elle ne veut pas se rappeler

Certain s’en sont rendu compte sans qu’elle ne dise rien

D’autres ne le sauront jamais,

Ma petite fée est pour sûr une fée, 

La plus spéciale et parfaite à mes yeux

Elle a juste peur qu’on ne l’aime plus sans ses ailes,

Elle a peur d’être moins magique,

Peur d’être désarmée,

Car ma petite fée n’est pas superficielle, 

Elle sait qu’elle est belle,

Mais que cette beauté comme ses ailes est emmenée à s’envoler

 

 

J

Il fait nuit quand il fait jour 

et mes yeux s’endorment pour mieux

briller dans l’obscurité  

La nuit est plus que mon amie,

Elle est ma confidente et ma sœur

elle me fait oublier tous mes démons et mes peurs

et me berce en me murmurant des histoires

dont j’oublie toujours la fin au petit matin,

 

Quand elle me fait découvrir des aspects

insoupçonnés de ma personnalité,

je ne peux m’empêcher de quelque part la détester

la détester, mais surement pour mieux la pardonner,

 

Quand elle m’abandonne et me quitte

elle me confie à des amis qui ne veulent 

ni me quitter ni me libérer 

il me feront réaliser à quel point elle m’est précieuse

Car le jour ne sert qu’à faire exister la nuit 

et je le sais

la nuit et le plus beau des mondes

hormis,

quand il fait jour 

N

 

Je suis malade, 

Comme Chloé un nénuphar pousse dans mon coeur. 

Il grandit, il grossit il me fait peur. 

Un nénuphar vous dis-je, 

Accroché à mon coeur il le serre et le tord

Le possède et l’opresse 

Et rien ne sert de crier plus fort, 

Assurément, mon nénuphar est plus fort

 

Mais laissez-moi vous raconter comment cette fleur, 

s’est faite sa place dans mon coeur. 

C’était un lundi soir, 

un de ces jours où le ciel pleure

C'était un lundi soir, 

Il faisait froid, mais je me sentais bien 

Jusqu’à ce qu’il arrive

et que le froid se transforme en grêle me rendant toute frêle 

Il me paralysa et me rua de coups.

Un coup de foudre suivit d’un coup de coeur

 

Et s’est ensuite qu’il s’est installé,

Un peu timide au début mon nénuphar se faisait discret

je l’ai alors ignoré,

jusqu’au jour ou sans m’en rendre compte, il contrôlait

et mes actes et mes pensées

et mes paroles et mes silences

J’ai bien essayé de m’en débarrasser,

mais mon coeur il possédait.

Une fleur dans le coeur, 

Une racine dans la poitrine 

Je suis malade, 

comme Chloé un nénuphar pousse dans mon coeur. 

Il grandit, il grossit il me fait peur. 

 

Et je perd espoir quand j’entend dire, que seul le temps 

ne peut guérir de ce qui me fait tant souffrir. 

Appelez ça une peine de coeur ou un chagrin d’amour. 

Qu’importe pourvu que je trouve repos un jour 

C

 

J’aimerais te confier le plus terrible des secrets

pour me soulager de ces plaies, 

de ses peines, 

qui me prennent et freinent, 

 

J’aimerais me délivrer de cette cage, 

et enfin retrouver le goût de tout ce que j’ai oublié

 

Compter sur toi,

m’abandonner à toi,

te laisser me lire sans que je ne dise, ni que je parle

 

Est-ce aimer que de vouloir se délivrer de tout secrets ?

Est-ce rêver que de s’imaginer libérée? 

 

J’aimerais y goûter, y aspirer et arriver à me lancer

 

Lentement se dessine devant moi un chemin,

sinueux, compliqué, 

Aurais-je la force de l’emprunter ? 

De m’y laisser entrainer? 

 

J’aimerais au cours de cette balade 

Croiser bien des beautés,

J’apprendrais, je comprendrais

j’imaginerais et enfin je pourrais libérer ces mots, ces sons, ces secrets

 

Me confier à toi et enfin m’oublier.

R

 

Je voudrais que tu viennes me voir

et que tu me regardes.

 

Je te dirais «qu’est-ce qu’il y a ?»

Tu me répondrais qu’il n’y a rien hormis mon sourire

qui fait le tient.

 

Tu me prendrais par la main et nos doigts

se perdraient à se trouver,

 

Pendant que l’on marcherait des heures

sans s’arrêter,

 

A écouter le son du silence 

et nos paroles muettes

 

Cela ne serait, ni un rêve, ni un songe

Juste une illusion réelle

 

Mais le temps deviendrait long

et nos sourires se perdraient à se chercher

 

Nos yeux se cacheraient,

pour mieux se fuir

 

Nos messages seront mensonges

et mes songes oubliés

 

Je te dirais «qu’est-ce qu’il y a»  tu me répondrais d’un sourire

Pour cacher le silence du vide qui s’était peu à peu glissé entre nous

 

Comme si tout ce qu’il y avait autrefois, 

n’était finalement qu’un rêve, qu’une idée, qu’une pensée

 

Et l'on se remplirait de vide pour se sentir plus léger

D

C'est comme si j'avais enfin compris que le temps n'était que temps,

et qu'il était temps que je le saisisse complètement,

 

Les cheveux qui me passaient sur le visage n'étaient dorénavant que cheveux,

Le calme, la douceur,

comme je comprenais ces mots,

 

Oh douce berceuse qu'est le temps,

j'ai enfin pu comprendre qu'il n'appartenait qu'à moi 

de décider,

de juger,

que serait mon prochain,

qui et comment

 

Comme je me hais de n'avoir pu comprendre cela plus tôt

et comme je l'aime d'avoir su me montrer

 

rien n'est plus beau

non,

rien n'est plus beau maintenant

M

N'essaye même pas de regarder mes yeux,

ils donneront sommeil à tes paupières,

et le sel de tes yeux

fera couler la joie de mes yeux,

Les bleus tatouer sur mon corps ;

mes trophées;

et souvenirs d'une guerre

bien méritée

 

Fuis mes doigts,

car il savent où trouver tes joues

autant que mes poings

sauront brisés tes os

 

Mes jambes m'élanceront 

vers un ailleurs doré

un ailleurs sans toi,

 

Oh, détrompe-toi

je n'ai aucun regret

rien de rien

aucune haine

ni même

de la peine

 

 

M

Si tu penses savoir qui je suis,

Tu ne sais pas,

Si tu penses avoir compris,

saches que non, tu n'y es pas

Quand tu penses pouvoir adoucir mes mots,

Ralentir mes pensées,

attendrir mes étreintes

ou modérer mes sourires,

Arrête-toi

Penses-tu seulement être capable de me corriger ?

Ma force ne s'affadira jamais,

Mes cris, mes sons, jamais je ne les atténuerai

Oh,

je me suffit bien à moi,

car je me suis déjà trouvé,

Et je ne t'ai pas attendu pour savoir

qu'il ne fallait que moi

pour me compléter

plus besoin de chercher à me travestir

maintenant je sais

je sais, 

je sais

 

 

N

L'air qui se faufile n'a plus le même goût,

Il n'est plus aussi sucré 

et le sel s'y est mêlé juste comme il fallait,

Quelqu'un a augmenter le volume,

et

Je ne sais plus très bien,

Si je dois parler de son ou de bruit

Les nuages se sont éloignés de moi

mais rapprochés de ces longues tiges grimpantes,

Il disent qu'elles s'amusent avec le ciel,

Et qu'on peut,

Si on essaye très fort, nous aussi en profiter

Je m'attarde aussi sur les regards,

différents,

fatigués,

rêveurs,

Dont j'imagine toujours les histoires 

différentes,

fatiguées,

rêveuses,

 

T

Mais en fait,

Qui t'as autorisé à manger mon corps,

L'enterrer et faire gicler son sang,

Qui t'as permis de lire mes pensées,

de jongler avec touT en les faisant parler

 

Je ne me souvient pas t'y avoir autorisé

 

Qui t'as ouvert la porte de chez moi ?

As-tu seulement frappé avant d'entrer ? 

 

Tu t'es invité dans mon esprit et tu l'as pillé,

sans une seule fois hésiter,

tu as dévoré mon âme, sans prendre la peine,

de me demandé,

 

Tu as décimer tout ce qui faisait de moi, 

moi,

Tu m'as tué,

Lentement,

Puis brusquement,

 

Un génocide de sentiments,

Un enterrement de lumière

Des funérailles tragique

R

Ca y est, 

Ils sont de retour

S'ils m'avaient laissé un peu de répit

Il faut croire qu'ils se sont lassés de mon absence

Il me pousse des tentacules sur les côtes

Elles viennent enlacer mon cou

L'étreignent

et font pleurer mes yeux,

Elles m’oppressent

 

Lentement, 

Lentement,

Je ne les avais pas vu arriver

Elles s'étaient probablement déguisées,

pour que je ne puisse les reconnaître.

Des tentacules sentimentales,

Des tentacules amoureuses,

Des bras magiques

autour de moi

 

 

T

mon corps et mon esprit en on assez

et je voudrais

leur donner

un peu de repos,

vider tous les tiroirs de ma mémoire

ranger tous mes secrets à leur place

et effacer tout ce qui déborde

vider vider

 

où vont tous les souvenirs oubliés ? 

Tu penses qu'ils disparaissent ? 

Alors comment expliques-tu qu'ils reviennent

toujours,

au moment où tu croyais les avoir oubliés. 

 

où vont tous nos sentiments refoulés ?

Tu penses qu'ils disparaissent ? 

Alors comment expliques-tu qu'ils reviennent

toujours,

au moment où tu croyais les avoir oubliés

 © 2023 by Haoua Habré